Sud du Bénin et du Nigeria. Agô Daxo

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Cet article est issu du numéro 94 de Philosophie magazine « La nature a-t-elle toujours raison ? », en kiosque le 22 octobre 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pourquoi les morts ont-ils besoin de « secondes funérailles » ? Histoire d’un rituel qui donne à voir au-delà des apparences.

Bénin, Porto-Novo. Un quartier de la vieille ville. Le quartier est en liesse. Devant, les joueurs de tambour et les danseurs, derrière eux, famille, amis, voisins… Ils portent d’immenses posters d’un homme mûr, en costume traditionnel, digne.

Depuis une semaine, les radios diffusent ce message : « Agô Daxo », « secondes funérailles ». L’homme est mort depuis sept ans. Mais les signes sont là : la veuve a attrapé une maladie après l’autre ; un fils a eu des démêlés avec la justice ; une fille a divorcé. On a interrogé les « hommes du secret », les devins, qui ont répondu qu’il était temps, Agô Daxo, des secondes funérailles. Alors, les anciens sont partis au cimetière…

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