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Une posture existentielle d’attaque
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Cet article est issu du numéro 30 de Philosophie magazine « 30 - juin 2009 », en kiosque le 28 mai 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
« De nos jours, le sens commun étiquette comme “cynique” n’importe quelle personne dénuée de scrupule, qui ne recule devant aucune tromperie pour servir sa quête de réussite. Le cynique contemporain, uniquement soucieux des apparences et non de la vérité, paraît très éloigné de Diogène. Mais je me méfie de toute idéalisation du passé en général, et du cynisme antique en particulier. Il ne faut pas oublier que Diogène demande à l’oracle de Delphes comment devenir célèbre – en falsifiant la monnaie, donc… Dès l’Antiquité, les cyniques sont parfois perçus comme des arrivistes, cherchant la renommée grâce à leurs “happenings”. Ainsi, ce que l’on a coutume d’appeler aujourd’hui le “cynisme” accompagne déjà comme une ombre les “chiens” du monde gréco-romain.