Publi-communiqué

Voyage dans les montagnes sacrées du Japon

Temps de lecture : 3 min

Japon-Montagnes2

Le flamboiement des feuilles d’automne au Danjôgaran, à Kôya-san © DR

Cet article est réservé aux abonnés.

Paysages mordorés et collines rougeoyantes : au Japon, l’automne est une fête, particulièrement dans la région centrale du Kansai. Dès le mois de novembre, on y pratique le momijigari, la traque du flamboiement des feuilles d’arbres à travers le pays, lorsque les érables virent au jaune, à l’orange et au rouge, et qu’ils enflamment l’horizon. Entre Kyôto et Osaka, les montagnes se parent alors de toutes les beautés. Le Kôya-san, au sud-est d’Osaka, est l’une d’elles, sacré parce qu’il est l’épicentre du bouddhisme japonais. Les temples y foisonnent : plus de 110 au total. Entre leurs murs, les pèlerins viennent se recueillir et les visiteurs curieux, passer la nuit dans un shukubo, un logement chez les moines, dans le silence et la solitude. Au IXe siècle, sur ce plateau montagneux entouré de sommets, le moine Kûkai (774-835) établit un sanctuaire, au retour d’un voyage en Chine. Ce poète et penseur, fondateur d’une forme de bouddhisme ésotérique, suivi par près de 70 % des Japonais, érige là le complexe du Danjôgaran, reconnaissable à sa pagode rouge, auquel succèdent de nombreuses constructions, dont le temple Kongôbu-ji, jalonnant un chemin de pèlerinage entre les monts alentours.

Cet article est réservé aux abonnés