Florilège

Les philosophes et le printemps

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“L’arrivée du printemps à Woldgate, Yorkshire de l’Est, en 2011”, par David Hockney. Assemblage de différentes peintures, donné par l’artiste au Centre Pompidou (ici pris en photo le 26 septembre 2017)

“L’arrivée du printemps à Woldgate, Yorkshire de l’Est, en 2011”, par David Hockney. Assemblage de différentes peintures, donné par l’artiste au Centre Pompidou (ici pris en photo le 26 septembre 2017). © Stéphane de Sakutin/AFP

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Le printemps, saison sacrée ? Saison miraculeuse, du perpétuel renouveau de la nature chanté par les Anciens… mais aussi métaphore pour l’éveil de l’homme, son intarissable force de vie – et instant fugace, qu’il faut savoir saisir au vol. Petit florilège de pensées printanières, entre Nietzsche, Emerson et Orwell.

 

« Il n’est rien de si précieux que ce temps de notre vie, cette matinée infinitésimale, cette fine pointe imperceptible dans le firmament de l’éternité, ce minuscule printemps qui ne sera qu’une fois, et puis jamais plus  […] Le vent se lève, c’est maintenant ou jamais. Ne perdez pas votre chance unique dans toute l’éternité, ne manquez pas votre unique matinée de printemps »

 

Vladimir Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien, I. La Manière et l’Occasion (1957)

 

« L’homme est le travailleur du printemps, de la vie,

De la graine semée et du sillon creusé,

Et non le créancier livide du passé »

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