Questionnaire de Socrate

Alejandro Jodorowsky : croisé des chemins

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Alejandro Jodorowsky : croisé des chemins

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Cet article est issu du numéro 177 de Philosophie magazine « Que peut-on opposer à la violence ? », en kiosque le 15 février 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pour les uns, il est un réalisateur de génie (La Montagne sacrée, 1973, La Danza de la realidad, 2013). Pour d’autres, il est le scénariste de sagas de bandes dessinées considérées comme des classiques : L’Incal (1981-1988) avec Moebius, La Caste des méta-barons (1992-2003) avec Giménez, Le Lama blanc (1988-2017) avec Georges Bess. Pour d’autres encore, il est un exégète du tarot de Marseille, qu’il a pratiqué gratuitement à Paris (La Voie du tarot, 2004). Pour d’autres enfin, il est un thérapeute surréaliste qui, en proposant des actes symboliques en réponse à certains troubles, a contribué à la guérison d’âmes en peine dont les lettres sont aujourd’hui publiées dans La Voie de l’imagination. De la psychomagie à la psychotranse (Actes Sud).

 

L’un des meilleurs conseils que l’on vous ait donnés ?

« Vis le plus longtemps possible ! » 

 

Une rencontre déterminante dans votre parcours ?

Ejo Takata, un maître zen qui, après avoir visité les États-Unis, s’était rendu au Mexique dans un camion chargé de pastèques. Moi, j’étais à Mexico en tournée aux côtés de Marcel Marceau quand j’en ai entendu parler. Ejo Takata m’a invité chez lui à faire une méditation dans le jardin de son temple. Il a pris deux coussins de méditation et m’a précédé, avant de se tourner vers moi en disant : « Nous avons fait la moitié du chemin. À présent, porte toi-même ton coussin. » Il faut comprendre qu’un maître peut t’aider et t’indiquer le chemin, mais que personne ne peut le faire pour toi.

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