Rodolphe Burger. Transe frontalière

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Capture d’image / Rodolphe Burger en 2014 au château du Taureau, dans la baie de Morlaix

Capture d’image / Rodolphe Burger en 2014 au château du Taureau, dans la baie de Morlaix

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Cet article est issu du numéro 109 de Philosophie magazine « Travail, je t'aime (moi non plus) », en kiosque le 27 avril 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le guitariste-producteur (et ex-prof de philo) Rodolphe Burger a toujours été à la croisée des chemins, un peu à l’image de sa vallée d’Alsace natale. Ceux du son et des mots, du rock de là-bas et de la chanson d’ici. Il a su tracer sa route en groupe (avec Kat Onoma), puis sous son nom, tout en guidant les autres (Hardy, Bashung, Balibar, Higelin). Dans GOOD, son huitième album solo à la beauté mélancolique et envoûtante, il a fourbi ses textes en empruntant çà et là des mots à ses amis écrivains (Olivier Cadiot, Pierre Alféri) ainsi qu’à d’autres, plus lointains (Büchner, Cummings, Eliot).

Adolescent, votre héros ?

Michel Rocard. Celui du PSU, qui défendait l’autogestion, la probité. Je me disais : « Ça, c’est quelqu’un ! »

 

Le meilleur conseil que l’on vous a donné ?

Il est de Deleuze qui disait : « Oubliez vos scrupules et suivez votre désir. » Ce que m’ont aussi conseillé mes camarades de Kat Onoma, car, au départ, je doutais de mes talents de guitariste.

 

Une rencontre déterminante ?

Gilbert Rémy, un prof de philo à Strasbourg, phénoménologue et disciple de Husserl. C’était vraiment socratique. La révélation.

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