L’aventure d’un classique
Zarathoustra et compagnie
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Cet article est issu du numéro 155 de Philosophie magazine « À quoi voit-on qu’on a vieilli ? », en kiosque le 02 décembre 2021. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Tout au long de son parcours initiatique, Zarathoustra croise une galerie d’animaux et de personnages. Ces figures, tantôt des métaphores, tantôt des faire-valoir, déroutent tout autant qu’elles fascinent.
Le funambule
« L’homme est une corde, entre bête et surhomme tendue – une corde sur un abîme. » Dans le prologue, Zarathoustra prend l’image du funambule pour décrire à la fois l’agilité et le goût de la dangerosité dont doivent faire preuve ses disciples. S’il se reconnaît dans le funambule, c’est que ce dernier peut à tout moment chuter.
Le chameau
Comme le lion et l’enfant, il s’intègre à la première parabole énoncée par Zarathoustra, après qu’il a abordé les habitants de la ville. Le chameau représente le premier stade de l’esprit, encombré du fardeau des anciennes valeurs mais capable de survivre longuement dans le désert.