« En philo comme en jazz, la maîtrise des articulations logiques est essentielle pour être libre dans les variations »
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— Medhi Ould, 19 ans, terminale L, redoublant au lycée Eugène-Hénaff de Bagnolet
Mon univers, c’est le piano jazz que je pratique depuis douze ans et dont je voudrais faire mon métier. Autant dire que les cours de philosophie se résumaient, jusqu’à l’année dernière, à peu près à ceci : huit heures de sommeil par semaine. Je passais mon temps à dormir en pensant que, au fond, cette matière n’était pas franchement sérieuse, qu’il suffisait d’écrire un long verbiage pour réussir. C’est faux ! J’ai eu 8/20 au bac. Commencer à réviser un mois avant l’épreuve est tout simplement inutile. On ne rattrape pas un an en quelques jours. À l’époque, j’avais choisi la dissertation et le sujet suivant : “Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?”. Je suis resté assez sec. Je manquais de méthode et je n’ai pas profité du temps imparti pour construire et rédiger ma copie… C’est dommage ! À présent, je m’exerce au commentaire de texte. Mais j’ai compris que la méthode n’est pas foncièrement différente. Il s’agit ou d’organiser une pensée ou d’en montrer la logique, d’illustrer ses arguments dans tous les cas. Il faut s’entraîner toute l’année afin de maîtriser ces articulations logiques et être libre dans les variations, que le propos soit simple et fluide… comme en jazz, finalement ! »