« Pas uniquement un exercice, un véritable questionnement est en jeu »

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— Rana Rekik, 18 ans, terminale S en BTS lunetterie à l’Institut et Centre d’Optométrie (ICO), à Bures-sur-Yvette

 

«La philosophie, qui pose pas mal de questions, me passionne. Étudier des problèmes sous ses multiples angles, distinguer des concepts utiles pour comprendre le monde est précieux. Pour faire avancer ma réflexion, je m’appuie sur des exemples quotidiens. C’est une bonne aide pour découvrir dans quelle mesure la question posée nous concerne, n’est pas seulement une interrogation abstraite. C’est essentiel de comprendre qu’il ne s’agit pas uniquement d’un exercice mais qu’un véritable questionnement est en jeu. Des applications dans la vie courante, des projections dans l’actualité, à l’étape de l’élaboration de la réflexion, peuvent donc aider à comprendre en quoi la question importe. Mais il faut sans doute se garder de noter ces références dans sa copie, et ne garder que les exemples classiques. Ce que je n’ai pas fait lors de l’épreuve, à laquelle je me suis présentée relativement confiante. Le sujet que j’ai choisi ne me semblait pas si complexe et plutôt plaisant : “La culture dénature-t-elle l’homme ?” Mais avec des références mal adaptées, sans doute des hors sujets, et pas suffisamment de temps de relecture, je me suis perdue. Malgré une moyenne autour de 12/20 toute l’année, j’ai eu 5/20, ce qui ne m’a pas empêché d’obtenir mon bac. Je garde cependant de la philo un bon souvenir et cette idée qu’elle nous permet de nous poser les bonnes questions, celles qui nous rendent plus matures et nous font avancer… en prenant du recul.»