« On se doit d’être accessible, de bannir le jargon et de faire appel à des exemples »

Temps de lecture : 1 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Katia Dindault, 18 ans, terminale S au lycée Blaise-Pascal d’Orsay, en hypokhâgne à Lakanal

« J’ai un excellent souvenir du bac. J’étais en S, mais je révisais avec une amie “littéraire” qui était seule chez elle. On s’organisait des journées entières de travail, très agréables. Cette amie a ajouté ses conseils à ceux de ma prof : passer du temps sur l’analyse approfondie du sujet, percevoir le jeu de relation entre les termes ; si cette analyse est bien faite, le plan en découle facilement ; commencer par une première partie qui donne la doxa, l’opinion commune, la reprendre dans des sous-parties qui en illustrent les limites… C’est une technique simple qu’il suffit d’appliquer en prenant tout son temps. Je ne réserve qu’une heure et demie à la rédaction ; tout le reste à la préparation : brouillon, introduction, conclusion, transitions. Il faut dire que j’adore la philosophie. J’ai même tenté le Concours général. Quant au bac, je m’en suis sortie avec un 16/20. Par chance, j’ai eu à traiter le sujet sur l’art, domaine qui me passionne. J’ai intégré cette année l’option théâtre en hypokhâgne à Lakanal, et je prépare le concours du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Le jour de l’épreuve, il faut se rendre accessible, bannir le jargon, faire appel à des exemples qui nous concernent, ne pas multiplier les références que l’on ne maîtrise pas, bref, faire simple. Un bon devoir de philo doit raconter une histoire qui donne envie d’être lue. »