“Je ne me suis jamais senti un étranger en France”, de Stefan Zweig : lettres face au néant

Une recension de Alexandre Jadin, publié le

À quoi se raccrocher lorsque le monde que nous avons connu s’effondre autour de nous ? Des prémices de la Grande Guerre à la barbarie nazie, la correspondance de l’écrivain autrichien Stefan Zweig avec ses amis français donne à voir une manière de traverser cette inquiétude. Face à la montée des nationalismes, il diagnostique un « besoin de paroles qu’aucune passion haineuse n’emplit, mais qu’inspire seule cette ultime et précieuse passion intérieure pour les anciens idéaux indestructibles ». 

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