Octobre 2026
Philosophie Magazine #203
Un territoire animiste peut-il être délimité par une frontière ? C’est le dilemme qui se pose aux Sarayaku, population amazonienne de l’Équateur. Ils définissent leur habitat comme une « forêt vivante », un tissu de relations entre humains et non-humains dont les limites spatiales ne sont pas tracées. Pour autant, ils n’ont pas renoncé à le délimiter en plantant à sa périphérie des arbres visibles depuis le ciel. Ils acceptent ainsi un compromis avec la pensée « naturaliste » moderne et occidentale, qui sépare l’humain du non-humain et considère un espace comme circonscrit et exploitable.
La révolte est un « refus en acte » mais aussi « un désir qui proteste ». En rejetant la réalité telle quelle, le révolté affirme aussi la possibilité d’un autre monde. C’est cette ambivalence qu’interroge – en s’appuyant…
Les travaux de l’anthropologue Philippe Descola nous enseignent que la manière dont les Occidentaux distinguent l’homme de l’animal n’a rien d’une…
L’anthropologue Philippe Descola vient de publier Nous sommes les hôtes de la Terre (Arthaud). C’est lors d’un séjour de terrain chez les Achuar, des Indiens…
Quinze ans après Par-delà nature et culture, le grand anthropologue français, élève de Claude Lévi-Strauss, fait paraître Les Formes du visible,…
Mardi 28 janvier s’est tenue la première « Fabrique des idées » de 2025, le cycle de masterclass de Philosophie magazine. L’anthropologue…
Souvent les nouvelles théories naissent en une fraction de seconde. C’est ce qui est arrivé, dit la légende, à Archimède avec son fameux « Eurêka ! » (« J’ai trouvé ! »). Mais c’est aussi ce qu’ont vécu, d’une façon ou d’une autre, les…
Initiateur du genre autobiographique, avocat de la démocratie directe et ethnologue avant l’heure, Rousseau semble un de nos contemporains égaré dans le XVIIIe siècle. La preuve par trois.
Si le philosophe Luc Ferry soutient qu’il faut protéger la nature en fonction des intérêts humains, l’anthropologue Philippe Descola entend…