Alexandre Tharaud. La veille du Bach
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Cet article est issu du numéro 99 de Philosophie magazine « Nomades contre sédentaires », en kiosque le 28 avril 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Alexandre Tharaud est insomniaque. Une raison pour enregistrer les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach (Erato), prétendument écrites pour occuper les nuits blanches d’un comte dont le claveciniste s’appelait Goldberg ? La légende est belle, mais fausse. Et le pianiste confirme, pas moyen de trouver le sommeil au son de cette œuvre monumentale. Alors autant se produire en concert – le 11 mai à Lyon et le 2 juillet 2016 au château de Versailles.
Quel est le penseur qui vous accompagne ?
Éric Baret. J’ai tous ses livres. Il y parle de bouddhisme, de tantrisme… Sa sagesse m’a beaucoup apporté. Je médite tous les matins depuis vingt ans.
Où étiez-vous avant votre naissance ?
Dans la musique. Ma mère était professeure de danse et sa grossesse ne l’a pas empêchée de donner ses cours. Depuis son ventre, j’entendais la pianiste qui l’accompagnait. À la naissance, j’avais déjà tout un répertoire : Mozart, Schubert, Chopin et ses valses…