Questionnaire de Socrate
Alizé Cornet : l’amour pris de court
Alizé Cornet. © Roberto Frankenberg
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Cet article est issu du numéro 180 de Philosophie magazine « Comment savoir quand on a raison ? », en kiosque le 30 mai 2024. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Aujourd’hui 107e joueuse mondiale au classement WTA, la Niçoise Alizé Cornet, 34 ans, a disputé dix-neuf fois Roland-Garros et participé à soixante-et-onze tournois du Grand Chelem – un record ! En parallèle, elle a écrit deux romans, dont Ce qui manque à l’amour, qui vient de paraître chez Albin Michel. Elle y révèle que sa parution coïncide à peu près avec la fin de sa carrière de joueuse de tennis. Aucune nostalgie ! Son écriture est à l’image de sa vie, rythmée et comme saturée d’énergie, dans un va-et-vient entre Paris et le Sud, où l’amour est sans cesse rattrapé par l’incertitude.
Quelle est la victoire dont vous êtes la plus fière ?
Contre Serena Williams à Wimbledon en 2014.
Une rencontre déterminante ?
Avec Jonathan Lehmann, qui a publié des livres et pratique la méditation et les retraites de silence. Nos discussions m’ont aidée à mieux dissocier ma carrière de sportive de la femme que je suis.
Qu’a l’amitié qui manquerait à l’amour ?
La permanence des sentiments.
Quel est le meilleur conseil que l’on vous a donné ?
Ma mère répétait : « Quand on travaille, on n’est pas certain d’y arriver. Mais si on ne travaille pas, on est sûr d’échouer. »