Géopolitique
Blocus du détroit d’Ormuz : une leçon de géographie
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Cet article est issu du numéro 198 de Philosophie magazine « Comment bien se disputer ? », en kiosque le 26 mars 2026. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
La crise actuelle montre l’importance stratégique de ce verrou du golfe Persique pour la « civilisation carbone » et rappelle la pertinence de la notion d’« anthropogéographie ».
Au niveau du détroit d’Ormuz, 30 kilomètres séparent la côte de l’Iran de celle d’Oman. Il s’agit d’un verrou stratégique. À l’ouest, le golfe Persique contient 50 % des réserves connues de pétrole du monde et 40 % des réserves de gaz naturel. En temps normal, un tiers du commerce du pétrole mondial, soit 12 à 13 millions de barils par jour, transite par le détroit, mais aussi 20 % du gaz liquéfié, 15 % des produits pétroliers raffinés, 30 % des engrais azotés. Le principal destinataire est la Chine, suivie par l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, ainsi que l’Union européenne (UE).