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Brève rencontre avec Vanina Micheli-Rechtman

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Cet article est issu du numéro 17 de Philosophie magazine « 17 - mars 2008 », en kiosque le 28 février 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Psychanalyste, psychiatre de formation, elle est également docteur en philosophie. Dans La Psychanalyse face à ses détracteurs, elle replace les résistances contemporaines à la psychanalyse dans l’histoire de la discipline.

Comment comprendre le débat qui oppose la psychanalyse aux neurosciences ?

L’histoire de la psychanalyse est jalonnée d’attaques, de résistances et de remises en question. Afin de mieux saisir les enjeux avancés par les détracteurs contemporains, il est important de mettre en perspective les différentes critiques en les resituant dans leur contexte historique et conceptuel – par exemple, pour Freud, celui de l’entre-deux-guerres avec sa critique des illusions métaphysiques et religieuses. Ces débats soulignent la nécessité d’examiner la place de la psychanalyse dans la société, d’interroger son épistémologie, afin de maintenir vivants son développement et sa transmission en sortant d’une position essentiellement défensive. Les détracteurs contemporains puisent dans certains dogmes modernes de la science les éléments de leur contestation, mais Freud en avait déjà anticipé les principales tendances. Pour lui, la question du rapport de la psychanalyse et de la science était déjà importante. Cette question reste essentielle aujourd’hui, le paradigme scientifique s’apprêtant à régner sans partage.

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