Pop philo
Britney Spears : attention, fragile
Des fans de Britney Spears assemblés devant le tribunal venant de statuer sur sa mise sous tutelle, à Los Angeles, le 11 février 2021. © AP Photo/Chris Pizzello/Sipa
« Baby can’t you see, I’m calling… […] It’s dangerous, I’m falling… » : C’est avec ses paroles que commence Toxic (2003), l’un des plus célèbres tubes de la pop-star américaine Britney Spears. Près de vingt ans plus tard, l’incantation semble tristement prémonitoire.
La bande-annonce (en anglais) du documentaire Framing Britney Spears.
Un documentaire produit par le New York Times et disponible sur la plateforme de streaming Hulu (non disponible en France), revient sur le parcours chaotique de la star et questionne sa mise sous tutelle médicale et financière par son père, James Spears. Framing Britney Spears prend parti et présente la chanteuse sous un jour bien différent de l’image de la bimbo écervelée et capricieuse d’ordinaire associée à son nom. « Britney » comme l’appellent familièrement ses fans y apparaît comme une femme talentueuse, sûre de ses choix artistiques, mais victime du sexisme et de la misogynie de l’industrie du disque et des médias des années 2000. Toxique : tel est bien l’univers dans lequel elle semble baigner, entre des tabloïds et un père voraces. Aurions-nous tout faux sur Britney Spears ? Son statut de star internationale et de « princesse de la pop » aurait-il fait écran à sa vulnérabilité ?