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Bubble Tea : le sacre du sucré

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Bubble Tea : le sacre du sucré

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Cet article est issu du numéro 162 de Philosophie magazine « Faut-il suivre son intuition ? », en kiosque le 25 août 2022. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Avec leurs couleurs vives et leurs billes acidulées, ces boissons d’origine asiatique séduisent la jeunesse. Mais, véritables bombes de sucre, elles les rendent aussi esclaves de l’empire du mielleux.

 

Dans ma jeunesse, on disait : « Les hommes aiment le saucisson et les femmes les pâtisseries… » Moi qui aimais les deux, je n’y ai jamais cru. Je me demandais néanmoins : « Et les enfants ? » J’ai récemment obtenu ma réponse : les enfants raffolent du bubble tea, une boisson venue de Taïwan où on l’appelle zhēnzhū naichá – « thé aux perles ».

Il s’agit d’un mélange de thé – noir ou vert, avec ou sans lait, de vache, de coco ou de soja –, auquel on ajoute un sirop aux saveurs fruitées – fraise, mangue, cerise, fruit de la passion, pêche… Mais le clou, ce qui donne son nom à la boisson, ce sont ces perles, les boba, qu’on appelle aussi poppings – classiques perles noires de tapioca, au goût de gomme trempée de sirop, ou perles de fruits, au cœur de sirop enveloppé d’agar-agar, une gélatine végétale, ce qui donne de petites billes de couleur qui craquent sous la dent pour libérer le goût d’un bonbon. On commande son bubble tea au comptoir en composant des saveurs inattendues : boba kiwi et sirop framboise, boba passion et sirop grenade… et on arrose le tout de sucre à satiété.

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