Ce que vaut une valse

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Cet article est issu du numéro 67 de Philosophie magazine « 67 - mars 2013 », en kiosque le 21 janvier 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’Ombre d’un doute {1943}

« Dire qu’il faut prêter l’oreille au rôle que la musique joue chez Hitchcock, ce n’est pas une simple façon de parler. Car dans nombre de ses films, elle a littéralement un rôle à jouer, à l’égal des personnages. Comme si tout à coup elle s’animait. Comme si elle était dotée d’une âme et d’un mouvement. Comme si elle agissait de son propre chef.

Tunes jump from head to head, “les airs sautent de tête en tête”, dit la jeune Charlie (Teresa Wright) dans L’Ombre d’un doute. Elle sifflote une valse qui l’obsède mais qu’elle ne parvient pas à identifier. Une mélodie entêtante qui se propage et revient tout au long du film, incarnant, d’une part, le doute ou le soupçon, d’autre part, la preuve ou l’aveu.

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