Entre les lignes, une petite phrase décryptée

« Ceux qui vous soignent vous tueront » Un responsable anonyme d'Al Qaeda en Irak, au vicaire anglican Andrew White

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Cet article est issu du numéro 12 de Philosophie magazine « 12 - septembre 2007 », en kiosque le 23 août 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Parmi les morceaux de bravoure rhétoriques qui constituent le « discours » terroriste, la menace rapportée après coup par le vicaire Andrew White à propos des attentats survenus à Londres et à Glasgow en juin dernier ne s’oublie pas. Elle est même inoubliable, ce qui participe de son efficacité.

Dans Paix et guerre entre les nations, Raymond Aron définit le terrorisme en ces termes : « Une action violente est qualifiée de terroriste quand ses effets psychologiques sont hors de proportion avec ses résultats purement physiques. » Toute tentative de définition d’un phénomène aussi diffus aura ses contre-exemples et ses zones grises. Mais le constat demeure : en évacuant le calcul rationnel des forces au profit de l’incertitude et de l’aléatoire, le but du terrorisme est la sortie hors de la raison.

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