Chloé Delaume. Reine de sabbat
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Cet article est issu du numéro 104 de Philosophie magazine « La démocratie. Ça devrait être quoi ? », en kiosque le 27 octobre 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Expérimenter : telle semble être la règle de vie et de création de Chloé Delaume. Dans son deuxième livre paru en 2001, “Le Cri du sablier”, une petite fille voit son père tuer sa mère et grandit dans un monde dominé par la violence des hommes. Sur fond d’horreur réellement vécue, Chloé Delaume fait jaillir une langue sauvage, imprévisible, oscillant entre perfection classique et furie rock. Quinze ans plus tard, elle présente “Les Sorcières de la République”, paru au Seuil en septembre 2016, comme son premier roman : une politique-fiction déjantée, où une secte féministe arrive au pouvoir et cherche à inverser une Histoire éternellement favorable aux mâles.
Quel est votre démon ?
Lilith.
Ce que vous placeriez au-dessus du plaisir ?
Une page qui tient après relecture.
Votre mot favori ?
« Citrouille ». J’adore l’écrire et le prononcer mais, hélas ! les occasions manquent.
De quelle illusion vous bercez-vous ?
L’ennui ne vaut pas d’être vécu.
Avez-vous peur de la mort ?
Attendu mon passé de dépressive hautement suicidaire, ça me paraîtrait très déplacé.
De quoi vous accuse-t-on ?