Questionnaire de Socrate
Clémentine Célarié: passionnée
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Cet article est issu du numéro 75 de Philosophie magazine « 75 - décembre 2013, janvier 2014 », en kiosque le 28 novembre 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
«On croit que je suis en colère alors que je ne suis qu’impulsive.» L’actrice est pourtant de tous les combats pour le respect de la différence. En témoigne la pièce présentée cet été au Festival d’Avignon : «Dans la peau d’un Noir», d’après le livre d’un journaliste grimé en Noir pour rendre compte de la condition des Afro-Américains en 1960. Depuis cet automne, elle présente «La Danse immobile» avec son ami Thierry Monfray, atteint de la maladie de Charcot, un spectacle sur la mobilité des esprits confrontés à l’immobilité des corps.
Quelle est la question qui vous tourmente ?
Que faire pour réveiller les trésors de liberté et de folie magnifique que nous possédons tous et nous tirer du bain de médiocrité dans lequel notre environnement voudrait nous plonger ?
Ce qui vous met en colère ?
L’hypocrisie.
Le combat dont vous êtes le plus fière ?
Difficile d’être fière d’un combat, c’est antinomique. Je suis fière en revanche des gens qui se battent, de ceux qui luttent contre les déterminismes, qui demeurent joyeux envers et contre tout.