D’autres conceptions de la vie intérieure…

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Cet article est issu du numéro 74 de Philosophie magazine « 74 - novembre 2013 », en kiosque le 24 octobre 2013. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

De Platon à Simone Weil, les réponses de ceux pour qui la philosophie est un cri qui vient de l’intérieur.

La contemplation

Platon (v. 428-v. 347 av. J.-C.)

Ce que nous voyons (le monde sensible) n’est qu’une image imparfaite de réalités immuables et indépendantes : les Idées ou les Formes, renvoyant au domaine de l’intelligible (saisissable par le seul intellect). Dans plusieurs dialogues, le philosophe évoque une ascension de l’âme, qui contemple les Formes en soi ; les futurs philosophes-rois se tournent ainsi vers l’Idée « souveraine » du Bien, comparée au soleil (La République).

 

La confession

Augustin (354-430)

Interiori intimo meo, « plus intérieur que ma propre intimité » : c’est ainsi que se voit qualifié Dieu dans les Confessions. Loin d’être un exposé doctrinal sur Lui, ce texte s’adresse à Lui comme la vérité et le sens même de la vie du croyant. Pour le Père de l’Église, lecteur de Plotin, la plongée dans l’intériorité ne mène pas à un ego transparent à lui-même, mais à l’Autre qui me précède et me constitue – Dieu comme lieu du soi.

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