Coupe du monde de football 2022

Défaite des Bleus : éloge de la déception

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La tristesse des supporters français à Dole (39), le 18 décembre 2022

La tristesse des supporters français à Dole (39), le 18 décembre 2022. © Hugo Azmani/APJ/Hans Lucas/AFP

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Avons-nous le droit d’être déçus après le match d’hier soir ? Assurément, oui. Car comme le dit Vladimir Jankélévitch, « c’est toujours l’enchantement qui rend possible le désenchantement ». Autrement dit, c’est parce que les Français y ont cru, qu’ils sont vraiment déçus.

Décortiquons les différentes phases de cette émotion… à l’aune du déroulé du match France-Argentine de dimanche 18 décembre, qui constitua une finale de Coupe du monde de football reconnue par la presse du monde entier comme particulièrement haletante.

Acte 1 : la “déception chronique”

Il y a quand même eu, pour commencer, 70 longues minutes de léthargie côté français. À la mi-temps, les statistiques étaient pour le moins affligeantes, avec 155 passes réussies pour la France contre 256 pour l’Argentine. Le ballon semblait fuir les Bleus et une sorte de tétanie macabre s’était emparée de l’équipe, lente, poussive, comme clouée au sol. Un manque d’allant visible et sévèrement fustigé. Sur Twitter, ceux qui y croyaient encore étaient à ce moment-là taxés de « footix » : d’incompétents du foot.

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