Événement
Départ du Vendée Globe : un retour à la mer
La skippeuse française Clarisse Crémer participera à partir de dimanche à son premier Vendée Globe. Elle est ici à l’entraînement, au large de La Forêt-Fouesnant (29), en Bretagne, à bord de son monocoque Imoca 60, Banque populaire X, le 1er octobre 2020. © Stéphane Mahé/Reuters
À 13h02 exactement, aux Sable d’Olonne, 33 skippers s’élanceront pour le Vendée Globe, la plus grande course à la voile autour du monde en solitaire qui a lieu tous les quatre ans. Créée en 1989, l’« Everest des mers » est aussi l’une des plus exigeantes. Les concurrents parcourront les océans sur leurs monocoques , passant par le cap de Bonne-Espérance et le cap Horn, sans escale et sans assistance, sur une distance moyenne de plus de 40 000 kilomètres.
Au-delà du défi sportif, cette course révèle une fascination de l’homme pour l’élément marin et la navigation. Selon la navigatrice Isabelle Autissier, première femme à avoir réussi un tour du monde en solitaire à la voile, il y a « d’abord une appréhension sensuelle de la mer : le bruit, le mouvement, toutes ces choses qui font que j’éprouve du bien-être à me trouver dans cet environnement ». Être sur l’eau, c’est aussi appréhender le temps différemment, car « le bateau représente à la fois une exaltation à la vitesse et une traversée de temps long ». La course représente donc aussi une expérience existentielle unique.