District de Bastar (État de Chhattisgarh, Inde). Ghotul

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Cet article est issu du numéro 104 de Philosophie magazine « La démocratie. Ça devrait être quoi ? », en kiosque le 27 octobre 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Initiation à la musique et au sexe ! Tel est le programme de cette « maison des jeunes ». Une école de la débauche ? Plutôt un lieu où s’apaisent les tensions entre masculin et féminin.

Alors que les derniers rayons de soleil enflamment la canopée, les garçons s’installent par grappes autour du feu. Ils prennent leurs tambours, guimbardes ou flûtes, et entament musiques et chants. Les filles arrivent, parfumées, vêtues de leurs saris rouges et de leurs colliers de fleurs. Elles plaisantent, chantent, éclatent de rire… Les danses commencent ! Les garçons s’assemblent en un long serpent qui ondule à travers la case et les filles jouent à s’y infiltrer. Lorsqu’ils sont fatigués, le chef des garçons, Sirdar, et la cheffe des filles, Belosa, décident des accouplements de la nuit. Le lendemain, ils feront de même et ainsi chaque nuit qui suivra…

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