Édito
Enfin une bonne raison de jeter votre télé
© Micaël pour PM
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Cet article est issu du numéro 37 de Philosophie magazine « 37 - mars 2010 », en kiosque le 25 février 2010. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Soyons francs (même au mépris de la nuance) : je déteste la télévision. Je n’en ai jamais voulu chez moi, ne l’ai donc pas depuis seize ans et n’en posséderai jamais. C’est une règle de vie fondamentale, un des rares principes pour moi intangibles. J’ai choisi de vivre sans télévision et m’en félicite chaque jour.
Il aura d’ailleurs fallu quelque temps pour que je sois désintoxiqué. Longtemps, je me suis souvenu des génériques ou des spots publicitaires entendus dans l’enfance. Il me suffisait d’entendre le nom d’une marque, un jingle surgissait immédiatement dans mon esprit. Peu à peu, ces réflexes pavloviens se sont estompés. Un bon indice de rémission définitive, c’est le stade où, si par hasard vous tombez sur une télévision allumée dans un café ou chez une connaissance, vous la trouvez grotesque, absurde – quelle que soit l’émission en cours, journal de 20 heures, parade promotionnelle ou téléréalité, vous ne voyez plus autre chose qu’une mascarade ou une manipulation.