Et si… il n’y avait plus de voitures dans les villes ?
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 28 de Philosophie magazine « 28 - avril 2009 », en kiosque le 26 mars 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Crise du pétrole oblige, les centres-ville pourraient être rendus aux piétons. Le bonheur ? Pas pour Marc Augé, qui craint une transformation des quartiers historiques en parcs d’attraction.
Paris en 2040. Les voitures à essence ont disparu. Les écologistes ont gagné, d’autant que le pétrole vient sérieusement à manquer. Mais nous n’héritons pas pour autant de la cité idéale.
Le centre-ville, entièrement vidé de ses habitants, exception faite de quelques demeures de luxe, des ministères ou des maisons d’artistes, est devenu un lieu de promenade et de spectacle pour touristes. Il est réservé aux piétons, qui n’ont pas le droit de s’arrêter trop longtemps au même endroit. Seuls les fiacres et les Vélib’ parcourent encore les artères de Paris, où les grands monuments ont été réhabilités et reconstruits à l’identique. Les lieux de consommation sont réservés aux touristes. Pour donner une ultime touche de pittoresque et d’humanité à ce spectacle, on a engagé des faux habitants : balayeurs, maraîchers, accordéonistes…