Enquête
Et si la révolution sexuelle ne faisait que commencer ?
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Bonne nouvelle : la sexualité de la population se porte bien en France, selon la grande enquête de l’Inserm qui vient de paraître. Même si les violences continuent d’être signalées et dénoncées. Et si, comme l’affirme Manon Garcia dans son essai La Conversation des sexes, la sexualité s’épanouissait mieux en en parlant ?
Âge de la première fois, nombre de partenaires, pratique du cunnilingus… La grande enquête « contexte des sexualités en France 2023 » sortie en novembre 2024 menée par l’Inserm entre dans les menus détails. Les données fournies par des questionnaires menés auprès de 31 518 femmes et hommes de 15 à 89 ans sont comparées aux deux autres sondages de ce type, qui datent respectivement de 1992, enquête faite dans le cadre de la prévention contre le VIH, et 2006. On apprend via le comparatif que la manière de faire l’amour est en train de connaître une transformation, notamment sur le plan quantitatif. En 1992, les interrogés déclaraient avoir fait en moyenne 8 fois l’amour dans les quatre dernières semaines. Aujourd’hui, la moyenne est de 6 rapports lors du dernier mois.
Vers une diversification
Mais il serait dommage de ne s’attarder que sur ces chiffres, car l’enquête nous dit aussi que la manière de faire l’amour, d’apprécier la sexualité, est en train de connaître une révolution : non pas quantitative mais qualitative. Les données montrent que la vie sexuelle de la population française s’est enrichie de tout un panel de nouvelles pratiques : le cunnilingus, la fellation et la pénétration anale (réalisée ou reçue, passée de 29,6% d’hommes l’ayant déjà expérimentée en 1992, à 57,4% aujourd’hui, et de 23,4% à 38,9% pour les femmes) ont augmenté pour tous les âges, et tous les genres.