Et si … on vivait jusqu’à 170 ans ?

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Cet article est issu du numéro 28 de Philosophie magazine « 28 - avril 2009 », en kiosque le 26 mars 2009. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Pour espérer vivre jusqu’à 170 ans, il faudrait commencer par trouver un moyen de réparer les principaux dégâts liés au vieillissement. La transplantation de cellules souches permettrait par exemple de régénérer le tissu cardiaque, voire de remplacer les organes endommagés. La lente dégradation de l’organisme ne dépendant que de sept ou huit processus, il suffirait d’enrayer chacun d’eux : tout en continuant à mûrir et à acquérir de l’expérience, nous garderions ainsi une vitalité de jeune homme. À supposer que les risques d’accident, de meurtre et de suicide restent stables, nous pourrions espérer vivre plus de mille ans ! Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que les ressources technologiques atteignent leur perfection tout de suite. Mettons que l’espérance de vie soit de cent soixante-dix ans, et que vous en ayez aujourd’hui 40. En principe, il vous reste donc cent trente ans devant vous. Or pour la science, c’est une période très longue, porteuse d’une immense promesse de progrès susceptibles de prolonger encore votre vie de mille ans ! Et d’ici là, peut-être aura-t-on inventé un moyen de « recharger les batteries » de façon à démultiplier l’espérance de vie à l’infini.

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