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“Les vices privés font la vertu publique” : Bernard Mandeville, dans “La Fable des abeilles” (1705)

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“Les vices privés font la vertu publique” : Bernard Mandeville, dans “La Fable des abeilles” (1705)

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Cet article est issu du numéro 18 de Philosophie magazine « 18 - avril 2008 », en kiosque le 27 mars 2008. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

L’égoïsme pousse à agir, tandis que la morale invite à la léthargie. C’est donc la dynamique des intérêts particuliers qui stimule la prospérité d’une société, selon le théoricien néerlandais qui a inspiré Adam Smith.

 

Imaginez une vaste ruche, prospère et confortable. Les abeilles vivent dans l’opulence mais aussi dans la plus grande immoralité. Certaines ne supportant plus la corruption régnante demandent à Dieu d’intervenir. Il exauce leur vœu et les abeilles deviennent irréprochables. Mais aussitôt la ruche dépérit, elle tombe dans l’inertie et la pauvreté apparaît. C’est que les vices étaient le ressort de la prospérité. Plus encore, les comportements vertueux ont fait le malheur de la cité.

Bernard Mandeville en 6 dates

  • 1670. Naissance à Rotterdam dans une famille d’origine française.
  • 1699. S’installe comme médecin à Londres, où il reste jusqu’à sa mort.
  • 1703. Traduit 27 fables de La Fontaine.
  • 1705. Première version de La Fable des abeilles, qu’il complète en 1714, 1723 et 1729.
  • 1711. Publie un Traité des passions hypocondriaques et hystériques.
  • 1733. Mort à Hackney, en Angleterre. 
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