Florence Cestac. Drôle d’oiseau

Temps de lecture : 2 min

Florence-Cestac

(cc) Wikipedia Commons / Georges Seguin

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 116 de Philosophie magazine « Peut-on désirer sans dominer ? », en kiosque le 11 janvier 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Cofondatrice des éditions Futuropolis, elle est l’une des grandes figures de la bande dessinée française et la première femme à recevoir, en 2000, le Grand Prix de la ville d’Angoulême, décerné à l’époque par les anciens lauréats. L’autrice du “Démon de midi” et d’“Un amour exemplaire” (avec Daniel Pennac) publie en mars le deuxième tome de “Filles des Oiseaux” (Dargaud) histoire d’une adolescence dans un pensionnat de jeunes filles avant les événements de 1968 durant lesquels elle sera brièvement incarcérée : de Notre-Dame des Oiseaux à la prison pour femmes de Gradignan, ne cherchez pas l’erreur…

La solitude, vous l’aimez comment ?

Au quotidien.
 

Dans la vie de tous les jours, qu’est-ce qui vous révolte le plus ?

Les gens qui ne quittent pas leurs portables des yeux, surtout ceux qui, dans les expositions, brandissent leurs tablettes pour prendre des photos d’une œuvre qu’ils ne regardent plus que par le truchement de leur machine.
 

Une rencontre déterminante ?

Guy Vidal, éditeur chez Dargaud, qui a signé mon contrat pour Le Démon de midi en 1996. C’était une période difficile : je me séparais du père de mon fils, parti pour une plus jeune, et j’avais besoin de raconter mon histoire pour aller mieux. Conter les déboires d’une femme qui se fait larguer, ce n’était pas gagné dans le monde très masculin de la bande dessinée. Il m’a fait confiance.
 

Cet article est réservé aux abonnés