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Intelligence artificielle : qu’est-ce qu’un “prompt” ?

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Intelligence artificielle : qu’est-ce qu’un “prompt” ?

©Vilius Kukanauskas/Pixabay

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Ce mot a récemment fait effraction dans nos conversations, avec l’expansion de l’intelligence artificielle (IA). Le « prompt » est la requête que l’on envoie à un chatbot, type ChatGPT. Mais quelle est sa nature profonde ? Et en quoi un prompt diffère-t-il d’une demande à un être humain ? Décryptage.


 

Qu’est-ce au juste qu’un « prompt » ? Défini sommairement, le prompt est une liste d’instructions rédigées (en général) en langage naturel par un être humain et transmis à une IA afin d’obtenir, de sa part, une réponse : un texte, une image, une vidéo.

On peut d’emblée nuancer cette définition. Certaines IA, à condition certes d’être elles-mêmes promptées, permettent de rédiger des prompts mieux compréhensibles par d’autres IA. ChatGPT est, par exemple, utilisé pour produire des prompts ensuite soumis au générateur d’image MidJourney. On peut aussi remarquer que, dans une forme de réversibilité, le mot « prompt » est aussi utilisé pour désigner un message indiquant à un utilisateur humain comment interagir correctement avec un programme.

Communiquer avec la machine, ça s’apprend

Cette communication n’est pas d’emblée évidente. Même si elle « comprend » le langage naturel, on ne peut pas parler à la machine exactement comme à un autre être humain – ou alors, on prend le risque d’obtenir une réponse peu satisfaisante de sa part. Il y a sans doute toujours, dans la communication, un enjeu d’adaptation : il faut se caler sur l’interlocuteur pour bien se faire comprendre de lui, mais celui-ci possède aussi une capacité contextuelle d’adaptation. L’écart est plus grand avec l’IA, qui, parfois, ne saisit pas des commandes pour nous extrêmement simples, évidentes. Parler à la machine suppose, dans une certaine mesure, au sein d’une même langue, de se traduire dans l’idiome machinique. 

Le mot « traduction » n’est ici que partiellement adapté. Les langages humains diffèrent, mais nous partageons une manière commune, humaine, d’employer le langage. L’IA, même quand elle parle notre langue, même quand ses productions donnent l’illusion d’une maîtrise du langage, ne la parle pas de la même manière. Il faut apprendre à apprivoiser cette autre manière de mobiliser le langage. L’apprentissage passe, en grande partie, par la pratique : par la modulation des demandes jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant. 

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