Isabelle Carré, la sereine

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Cet article est issu du numéro 62 de Philosophie magazine « 62 - septembre 2012 », en kiosque le 23 août 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Vingt ans qu’Isabelle Carré irradie le cinéma français. Son dernier film, Du Vent dans mes mollets (en salles), de Carine Tardieu (adapté du roman de Raphaële Moussafir), évoque, sur un mode hilarant et grave, une amitié entre deux fillettes dans les années 1980. L’actrice y incarne la mère de l’une d’elles, divorcée, qui fume, boit, rigole et accepte sans se poser de questions les avances d’un homme (Denis Podalydès) fatigué de sa femme (Agnès Jaoui). « Ce n’est pas un personnage moral, affirme Isabelle Carré. Mais elle a une vraie générosité, même avec sa rivale. Elle regarde les autres avec bienveillance. » C’est cette souriante sagesse que nous percevons lorsqu’elle se prête à notre démoniaque questionnaire.

Quel est votre démon ?

C’était la peur de trop en dire. Mais cela a disparu.

 

Quel penseur vous accompagne ?

Vladimir Jankélévitch, auteur accessible, très poétique, mais sans guirlandes. Dans Quelque part dans l’inachevé, il écrit que lorsqu’on a conscience d’être spontané, on ne l’est plus. Cela me touche en tant qu’actrice.

 

Le sophiste qui vous exaspère le plus ?

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