Jean-Louis Aubert. Stratège enfantin
Jean-Louis Aubert en concert à Strasbourg le 26 juin 201 (cc) Wikimedia Commons / Randalfino
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Cet article est issu du numéro 85 de Philosophie magazine « 85 - décembre 2014-janvier 2015 », en kiosque le 27 novembre 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Un jour, Jean-Louis Aubert a « ouvert une page » du dernier recueil de poèmes de Michel Houellebecq – Configuration du dernier rivage – et ça a « bouleversé [s]on emploi du temps ». En est sorti Les Parages du vide, un bel album plein « d’élans d’amours très profonds », le 14 avril dernier. Seize chansons qui seront présentées sur scène jusqu’en décembre. Seize textes « d’extase romantique, la vraie », qui jettent une nouvelle lumière sur l’humanisme de l’un et le nihilisme de l’autre.
Y a-t-il quelque chose que vous placez au-dessus du plaisir ?
Le travail peut-être. J’ai ce côté où je travaille, je bois, je clope, et ça passe un peu avant tout.
L’inspiration, c’est quoi ?
Des stratégies enfantines. Les êtres passionnés trouvent souvent des occupations un peu régressives pour se protéger du monde. Et c’est génial quand ils arrivent à en vivre.
Quels penseurs vous accompagnent ?
Nietzsche. Sa façon de refaire le monde depuis sa chambre est une stratégie régressive et poétique. J’aime aussi Krishnamurti, philosophe d’origine indienne du début du XXe siècle. Et les penseurs soufis.