Julien Doré. L’outrecuidant
Julien Doré (cc) Wikimedia Commons / Studio Harcourt
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Cet article est issu du numéro 79 de Philosophie magazine « 79 - mai 2014 », en kiosque le 24 avril 2014. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Depuis son premier album en 2008, Julien Doré se prenait de plus en plus au sérieux. Il s’en donne enfin vraiment les moyens avec son troisième album, «LØVE». Réalisé en rang serré, marqué par la perte de l’être aimé, cet écrin mélodique, rythmique et aérien rayonne d’une maturité artistique qui le rapproche de son illustre ancêtre Gustave. En plein cœur d’une tournée boostée par plus de 150 000 disques vendus, l’animal a planté ses crocs dans notre questionnaire.
Quel est votre démon ?
La salsa et le whisky.
Le penseur qui vous accompagne ?
Kenny Powers [antihéros de la série comique Eastbound & Down] et André Wilms.
Les sophistes qui vous exaspèrent le plus ?
Les dandy-sophistes, capables de faire en un an : un mauvais film, des gardes à vue, une autobiographie, une pub télé, de monter un magazine de mode, d’être de toutes les soirées parisiennes, d’obtenir un prix littéraire, de donner leur avis sur tout et n’importe quoi avec comme seul petit cheval de bataille épuisé, leur immense ego.