Julien Gosselin. Brûler les planches

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Julien Gosselin. Brûler les planches

Julien Gosselin © Simon Gosselin

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Cet article est issu du numéro 121 de Philosophie magazine « Pourquoi avons-nous besoin d’être aimés ? », en kiosque le 05 juillet 2018. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

Le nom de sa compagnie sonne comme une énigme : “Si vous pouviez lécher mon cœur”. En choisissant cette réplique extraite du film “Shoah”, Julien Gosselin a tronqué la chute : “vous mourriez empoisonné”, comme pour en ôter l’accent shakespearien. Acclamé après avoir mis en scène “Les Particules élémentaires” de Michel Houellebecq et “2666” de l’écrivain chilien Roberto Bolaño, un roman total sur le mystère du mal, il est pour la troisième fois l’invité du Festival d’Avignon. Face à un nouveau massif littéraire – Don DeLillo, dont il adapte trois romans –, il ne cesse de sonder le rapport entre violence et littérature.

Un ingrédient indispensable au processus créatif ?

Aimer les gens avec lesquels on travaille.
 

L’un des meilleurs conseils qu’on vous ait donné ?

Vincent Baudriller [actuel directeur du Théâtre Vidy-Lausanne] pendant les répétitions des Particules élémentaires : si tu trouves ça bien, c’est un peu inquiétant.
 

De quoi aimez-vous être ivre ?

De vin.
 

Quelle promesse vous êtes-vous faite à vous-même ?

Pas de concession dans le travail théâtral. Ou arrête.
 

Un dieu, un maître ?

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