La première «mondialisation»
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Cet article est issu du Hors-série n°30 de Philosophie magazine « Le miracle grec », en kiosque le 01 juillet 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Une étonnante profusion de tragédiens, de poètes, de philosophes et de savants émerge dès le - VIIIe siècle en Méditerranée, dont l'influence ne cesse de s'étendre jusqu’à la fin du - IVe siècle. Signe de cette « mondialisation », la population grecque, entre 1000 à 300 avant J.-C, passe de quelques centaines de milliers à 3 millions au cœur de la Grèce et plus de 8 millions avec les colonies lointaines. On dénombre 1 100 cités-états, dont les trois mégapoles : Syracuse et, bien sûr, les irréductibles adversaires, Sparte et Athènes.
Sparte et Athènes, les sœurs ennemies
La première règne sur le Péloponnèse, la seconde sur l’Attique. Sparte et Athènes. Sœurs ennemies qui ne cessent de s’affronter pour l’hégémonie de la Grèce jusqu’à ce que Philippe de Macédoine et son fils Alexandre le Grand les mettent définitivement d’accord en faisant des anciennes gloires du monde méditerranéen de simples confettis de leur empire. Mais la lutte entre Sparte et Athènes s’est poursuivie dans l’imaginaire des Modernes. Légende contre légende. Celle d’une cité militariste ayant érigé le courage, l’abnégation et la force en vertus suprêmes contre celle d’une cité démocratique amoureuse de la beauté et ouverte sur le monde.