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La transition démographique en marche?

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La transition démographique en marche?

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Cet article est issu du numéro 97 de Philosophie magazine « Peut-on choisir ses désirs ? », en kiosque le 18 février 2016. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

“Si elle n’est pas freinée, la population s’accroît en progression géométrique”, écrivait Malthus dans son “Essai sur le principe des populations”. À suivre les évolutions contemporaines, de la démographie, rien n’est moins sûr.

Selon le dernier bilan démographique 2015 de l’Insee, pour la première fois depuis l’après-guerre, l’espérance de vie des Français a décru, s’établissant à 85 ans pour les femmes (- 0,4 an) et à 78,9 ans pour les hommes (- 0,3 an). En cause : le nombre de décès : 600 000 (+ 41 000, soit + 7 %, par rapport à 2014), du fait d’une épidémie de grippe hivernale suivie d’un épisode caniculaire en été. Du côté du total des naissances, c’est aussi une décrue avec 800 000 naissances (- 19 000), faisant passer le taux de fécondité en dessous de 2 enfants par femme. Néanmoins, la population française continue d’augmenter (+ 0,4 %) grâce à un solde naturel (+ 200 000) et un solde migratoire (+ 47 000) qui restent positifs. Pour le moment, cette décroissance est donc conjoncturelle. Elle mérite cependant d’être rapprochée d’une autre surprise : la fin possible de l’urbanisation. Certes, trois quarts des Français vivent encore en ville, mais selon le démographe Gérard-François Dumont, le mouvement serait en passe de se stabiliser, voire de s’inverser, notamment à Paris, qui perd 50 000 habitants par an. « Tout se passe, écrit Dumont, comme si l’urbain était devenu globalement répulsif et le rural globalement attractif. »

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