Jeux Olympiques

La vasque, la flamme et le relais olympiques : tradition ou trahison ?

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La vasque, la flamme et le relais olympiques : tradition ou trahison ?

La vasque vue du musée du Louvres avec la flamme olympique survole le jardin des tuileries pendant le XXXIIIe olympiade de Paris 2024. © Lionel Urman/Sipa

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Avec l’ouverture de jeux Paralympiques de Paris le 28 août, la fameuse vasque « sans flamme » dévoilée il y a quelques semaines va à nouveau embraser le ciel parisien. Avec la flamme et le relais, elle fait partie du folklore olympique. Mais il n’est pas si antique qu’on le croit… Décryptage.


Difficile de penser aux jeux Olympiques sans penser à la célèbre flamme qui les symbolise. Celle-ci s’est parée, au fil des éditions, d’un cérémonial méticuleux ainsi détaillé par une brochure du Musée olympique, à Lausanne : « De nos jours tout commence à Olympie, en Grèce. À quelques mois de l’ouverture des Jeux, une cérémonie est organisée sur le site antique des jeux Olympiques. La flamme est allumée devant les ruines du temple d’Héra par des actrices jouant le rôle des prêtresses. […] La flamme est allumée à la manière ancienne grâce aux rayons du soleil recueillis dans le miroir parabolique. […] La flamme est placée dans une urne et transportée dans le stade antique où elle est remise au premier relayeur par la grande prêtresse chargée de cette opération. Ce processus est effectué plusieurs mois avant l’ouverture des Jeux pour permettre au relais de la flamme de s’acheminer jusqu’à la ville hôte », où la vasque est embrasée le soir de la cérémonie d’ouverture.

 

Foyer, doux foyer

Le rituel se place explicitement dans le sillage des Jeux antiques. Du feu, il y en avait assurément à Olympie : le feu sacré d’Hestia, déesse du foyer, qui brûlait dans le Prytanée où étaient accueillis les athlètes pour les célébrations et les fêtes. Ce brasier était allumé d’une manière inhabituelle pour – sans doute en employant un skaphia, l’ancêtre du miroir parabolique : il s’agit du feu premier, fondateur, qui représente l’unité de la cité. Mais il n’était pas enflammé spécifiquement pour les Jeux. Au contraire, il brûle perpétuellement pour symboliser la pérennité de la cité où les sportifs sont accueillis le temps des Jeux en accord avec les principes de l’hospitalité. On peut comparer ce feu sacré au feu entretenu à Rome par les Vestales dans le sanctuaire de Vesta (équivalent latin d’Hestia) : 

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