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Le bitcoin : une monnaie virtuelle contre les banques

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Le bitcoin : une monnaie virtuelle contre les banques

Logo de la monnaie virtuelle / Bitcoin

Vendredi 5 avril, le « bitcoin » s'échangeait aux alentours de 135 dollars. Le cours de cette monnaie virtuelle a même flambé quelques jours plus tôt, frôlant les 147 dollars. Elle n'en valait qu'environ 20 en février.

Sorte d’« e-monnaie » créée à partir de codes informatiques complexes, émise grâce à un puissant algorithme, le bitcoin a été inventé en 2009, dans le sillage de la crise financière mondiale. Il s’agit, selon son concepteur, d'un « modèle de paiement électronique de pair à pair, permettant d'envoyer directement de l'argent d'une personne à une autre, sans passer par une institution financière ». Mais c’est aussi une monnaie dont le cours évolue en fonction du montant de transactions qu’elle autorise.

« Se passer de la médiation fatale des banques ? C’était le rêve des utopistes du XIXe siècle »

Reposant sur sa valeur spéculative – on achète des bitcoins parce qu’on estime que leur valeur sera supérieure à l'avenir – cette monnaie qui n'appartient à personne et ne dépend d'aucune institution financière, inquiète les autorités – qui suspectent l’opacité qui l’entoure –, la Banque centrale européenne – qui met en garde contre l’importance prise par cette monnaie déterritorialisée –, ainsi que tout ceux qui redoutent la naissance d'une nouvelle bulle financière qui pourrait rapidement éclater.

Se passer de la médiation fatale des banques ? C’était le rêve des utopistes du XIXe siècle, rappelait-on en février. Pierre-Joseph Proudhon, défenseur des associations libres qui avait tenté de fonder en 1849 une « banque du peuple » sans taux d’intérêt, proclamait ainsi : « Ce dont nous avons besoin, ce que je réclame au nom des travailleurs, c’est la réciprocité, la justice dans l’échange, c’est l’organisation du crédit » (Mutuellisme et Fédéralisme).

 

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