Édito
Le mystère de l’incarnation
© Dupuy & Berberian pour PM
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Cet article est issu du numéro 48 de Philosophie magazine « 48 - avril 2011 », en kiosque le 30 mars 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
LUI. — Est-ce que la valeur d’une déclaration d’amour varie, selon toi, en fonction des circonstances ?
ELLE. — Oui, sans doute… J’imagine.
LUI. — Quand on fait l’amour et qu’on dit « Je t’aime », par exemple, est-ce que ça a plus ou moins de valeur à tes yeux que lorsqu’on prononce ces mêmes mots de sang-froid, à tête reposée ?
ELLE. — Pour moi, ça a moins de valeur.
LUI. — Pourquoi ?
ELLE. — Parce qu’on n’est pas objectif dans ces moments-là. On est pris par le plaisir, par le vertige, on est plongé dans un état de conscience modifié et on est à peine maître de soi. En fait, j’aurais même tendance à penser que rien de ce qu’on peut déclarer à l’horizontale n’est vraiment à prendre au sérieux, au pied de la lettre. Sinon, bonjour les désillusions !