Quand l’actu confirme l’archive
Les attentats de Nice, ou le stade “UberPop” du terrorisme
Promenade des Anglais, Nice (06), le 15 juillet 2016. La police scientifique fouille le camion du forcené qui a foncé sur la foule la veille. © Anne-Christine Poujoulat/AFP
Quelques jours après l’effroyable attaque au camion qui avait fauché la vie de 86 personnes, le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais à Nice, Alexandre Lacroix, notre directeur de la rédaction, émettait l’hypothèse originale que cet acte d’un forcené sans lien apparent avec l’État islamique marquait peut-être un nouveau stade – « UberPop » – du terrorisme, du nom de l’application qui permet à n’importe quel chauffeur de charger un client dans sa voiture au nom de l’entreprise de VTC.
Six ans plus tard, après une longue enquête et alors que s’ouvre le procès de cet attentat, sans auteur ni complice, enquêteurs et experts en sont venus à la conclusion que Daesh n’a probablement pas piloté le massacre et qu’il s’agit de la première revendication « opportuniste » d’un massacre de masse.