Terrorisme / Stratégie
Les hommes de la terreur ont-ils cessé d’être des kamikazes ?
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Cet article est issu du numéro 106 de Philosophie magazine « De quoi la gauche est-elle malade ? », en kiosque le 19 janvier 2017. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Le mode opératoire des attentats de Berlin et d’Istanbul semble avoir évolué. Signe que la vocation au martyre perd du terrain et qu’une nouvelle stratégie se dessine ?
« Dans la continuité des saintes opérations menées par l’État islamique [EI]contre le protecteur de la Croix – la Turquie –, un soldat héroïque du califat a frappé une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate [sic]. »
« Un soldat de l’EI a commis l’opération de Berlin en réponse aux appels à cibler les ressortissants des pays de la coalition internationale. »
Voici les deux communiqués par lesquels l’EI a revendiqué l’attentat du 1er janvier 2017 à Istanbul (39 morts et 69 blessés à l’heure où nous écrivons) et celui 19 décembre 2016 à Berlin (12 morts et 56 blessés).
Ces communiqués, il est bien possible que nous n’en ayons pas assez soupesé les termes. Tout y a pourtant un sens précis. Le Coran interdit de tuer des innocents, c’est pourquoi il n’est pas dit que les victimes sont de simples civils, mais des chrétiens apostats ou des ressortissants de la coalition internationale contre Daech. Par ailleurs, il n’est pas question de « martyrs », mais de « soldats ».