Technologie
Les robots vont-ils bientôt pouvoir ressentir de la douleur ?
© Bharath Kumar/Unsplash
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Des chercheurs de l’université Northeast Normal en Chine ont annoncé avoir mis au point des nerfs synthétiques pour robots susceptibles d’améliorer leur manière de se déplacer et d’être informés de ce qui est nocif pour eux. De là à ce qu’ils acquièrent une intériorité affective ? La question mérite d’être examinée.
Détecter un contact… avec finesse
Donner aux robots un « sens » de la douleur ? C’est l’objectif de plusieurs équipes de chercheurs à travers le monde. L’une d’elle, à l’université Northeast Normal en Chine, a récemment annoncé avoir mis au point des nerfs synthétiques. Pourquoi donc essayer de créer des robots qui ressentent des formes de souffrance ? Par pur sadisme ? Loin de là : il s’agit d’améliorer la manière dont les machines s’orientent dans le monde et réagissent à leur environnement, ainsi que d’améliorer leur durabilité en leur permettant de repérer et d’éloigner les menaces dangereuses pour leur intégrité.
“Une peau artificielle permet une réactivité améliorée : elle distingue contact inoffensif et contact violent”
Bon nombre de robots actuels possèdent des systèmes leur permettant de répondre aux obstacles rencontrés sur leur chemin : si les capteurs de l’androïde repèrent un déséquilibre, par exemple, le signal remonte au processeur, qui enclenche une réaction corrective pour contrebalancer. D’une part, ce mode de fonctionnement crée une latence entre la captation de l’information et la réponse de la machine, qui affecte sa capacité à fournir une réponse rapide face à une menace immédiate. Ces robots n’ont pas de réflexes. D’autres part, ils n’ont pas de « sens » de leur « intégrité physique ». En général, les capteurs de contact fonctionnent sur un mode binaire : un contact est détecté ou ne l’est pas. Impossible de différencier un contact « bénin » d’un contact violent, potentiellement nocif pour le robot, et donc d’affiner le type de réaction.