Europe / Royaume-Uni

Les (vraies) raisons de l’euroscepticisme britannique

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Les (vraies) raisons de l’euroscepticisme britannique

Edmund Burke, studio of Sir Joshua Reynolds - NPG 655 Edmund Burke studio of Sir Joshua Reynolds oil on canvas, circa 1769 or after NPG 655 © National Portrait Gallery, London

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Cet article est issu du numéro 91 de Philosophie magazine « Comment ne pas passer à côté de sa vie ? », en kiosque le 02 juillet 2015. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

On pense souvent que la frilosité de nos voisins d’outre-Manche vis-à-vis de l’Union européenne vient de leur isolationnisme. Faux : elle serait animée par d’authentiques motivations philosophiques.

L’heure de vérité approche. En promettant d’organiser un référendum sur la sortie de l’Union européenne (UE) d’ici deux ans, le Premier ministre britannique David Cameron tente un coup de poker historique. Sous la pression d’un éventuel Brexit (contraction des mots « Britain » et de « exit »), il espère arracher aux commissaires siégeant à Bruxelles une série de réformes importantes. Mais s’il échoue, il sera contraint d’appeler à voter pour une sortie définitive de l’UE. Qu’est-ce qui poussent les Britanniques à remettre en cause quarante ans d’histoire commune ? Leur volonté d’interdire les allocations aux immigrés européens durant quatre ans semble découler de considérations purement utilitaires, tout comme leur idée de protéger la City des régulations financières de la Zone euro. Mais l’autre requête majeure, celle d’un droit de veto pour les parlements nationaux, relève, elle, d’une véritable opposition philosophique : dans la tradition de la pensée libérale britannique, toucher à la souveraineté parlementaire, c’est compromettre la démocratie dans son ensemble.

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