Revue de presse

L'histoire sans fin

Temps de lecture : 2 min

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 56 de Philosophie magazine « 56 - février 2012 », en kiosque le 20 janvier 2012. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

« Cela fait maintenant un certain temps que la fin de l’histoire n’a pas eu lieu. Avec la chute du mur de Berlin, il y a vingt ans, beaucoup ont cru que l’époque des grands conflits était terminée. Francis Fukuyama, qui avait été le promoteur de cette idée, déclarait alors que l’ennui serait la principale menace pesant sur le futur. C’était en somme le début d’une nouvelle ère, radicalement différente des précédentes. Bien entendu, cela n’a pas été le cas. […] Nous semblons nous approcher de l’une de ces périodes de discontinuités dont regorge notre passé. Il peut sembler impensable que le système bancaire européen implose ou qu’une devise comme l’euro puisse être réduite à néant. Mais, après tout, c’est une expérience de ce genre qu’ont vécue les citoyens de l’ancienne Union soviétique et rien n’empêche que cela se reproduise. Pour ceux qui croient au progrès, la perspective est sombre. Mais si vous vous débarrassez de ce mythe séculaire, vous verrez qu’il n’y a pas de quoi céder au désespoir. L’effondrement d’un type d’organisation entre humains n’est pas, après tout, la fin du monde. »

Cet article est réservé aux abonnés