Chose vue
Mais que fait la caverne de Platon sur la façade de l’Opéra Garnier ?
Vue de l’installation du photographe JR sur la façade de l’Opéra de Paris. © Elliot Mawas
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Ce matin, en remontant l’avenue de l’Opéra, à Paris, je tombe devant l’énorme toile qui recouvre les échafaudages de l’Opéra Garnier. Alors que la magnifique façade du bâtiment est reproduite à l’identique sur ses deux flancs, au centre, en revanche, comme si le bâtiment s’était effondré sur lui-même, un gigantesque trou est dessiné qui ouvre sur ce qui ressemble à une grotte. De quoi s’agit-il ? D’une installation du street artiste JR qui, le temps des travaux, a voulu représenter l’entrée de la caverne de Platon. Comment interpréter ce geste ? Et que peut bien avoir à nous dire, là, cette antique allégorie ?
Retour à la caverne – Acte 1. C’est sur ces quelques mots que s’ouvre la dernière installation du photographe Jean René, dit JR. Habilleur des grands monuments, du palais d’Iéna à la pyramide du Louvre en passant par l’esplanade du Trocadéro, cette personnalité médiatique du monde artistique est connue pour des collages photographiques grandeur nature. Son dévolu se jette à présent sur l’Opéra Garnier dont il recouvre les échafaudages d’un immense trompe-l’œil en noir et blanc.