Marie-Antoinette, lisse et sans histoire

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Cet article est issu du numéro 7 de Philosophie magazine « 7 - mars 2007 », en kiosque le 22 février 2007. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.

En transposant la reine dans un univers pop-rock, Sofia Coppola évacue l’horizon révolutionnaire, laissant une marionnette vidée de sa substance.

Son mari ne s’intéresse pas à elle, son amant est beau, son coiffeur charmant : Marie-Antoinette, desperate housewife en crinoline, s’ennuie sous les lambris de Versailles. La Révolution approche, mais personne ne voit rien, personne ne sait rien. Voltaire, Mirabeau ? Inconnus au bar lounge. La reine bâille, le spectateur aussi. Sofia Coppola a réussi ce pari, faire disparaître la tragédie d’un épisode parmi les plus dramatiques et passionnels de l’histoire.

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