Melvil Poupaud. Le séducteur
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Cet article est issu du numéro 53 de Philosophie magazine « 53 - octobre 2011 », en kiosque le 29 septembre 2011. Découvrez le sommaire et commandez ce numéro.
Acteur, musicien, réalisateur, Melvil Poupaud a plusieurs facettes. Quel est Mon noM ? est d’ailleurs le titre du livre qu’il vient de publier aux éditions Stock. Un récit nourri de souvenirs liés à des figures ayant compté pour lui, tel le critique Serge Daney. De Conte d’été (1996) d’Éric Rohmer à Un conte de Noël (2008) d’Arnaud Desplechin, du Temps retrouvé (1999) de Raoul Ruiz au Temps qui reste (2005) de François Ozon, il aime à camper des personnages de séducteur, souvent inquiétants, offerts à toutes les expériences. Il sera bientôt à l’affiche de Laurence Anyways de Xavier Dolan, où il joue le rôle d’un transsexuel.
Quel est votre démon ?
L’enfant meurtrier que j’ai interprété, à 10 ans, dans le film de Raoul Ruiz, La Ville des pirates [1983].
Quel penseur vous accompagne ?
Jésus, Bob Dylan et Thomas Gizolme.
Le sophiste qui vous exaspère le plus ?
Moi, quand j’ai trop bu.
La question qui vous tourmente ?
Quel est Mon noM ?
Quel lieu se rapproche, pour vous, de la cité idéale ?
Chef-Boutonne, en Poitou-Charentes.
La chose la plus grotesque que vous ayez faite par amour ?
Gober un papillon, pour un réalisateur.
Le banquet de votre vie ?
Celui des 30 ans de la mère de ma fille, inspiré par le repas noir d’À rebours,
de Joris-Karl Huysmans.
La maxime du bien que vous aimeriez transmettre à vos enfants ?
« Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux […]. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur »
Évangile selon saint Luc, XII.
L’animal que vous préférez à l’homme ?
La femelle gorille.
De quoi n’avez-vous pas encore accouché ?
D’une peinture.
Votre truc pour corrompre la jeunesse ?
Je n’ai envie de corrompre personne.
La belle mort selon vous ?
Celle qui m’attend.